Nous sommes tous en train de dévaler la pente du temps.

Photo Henri-Cartier Bresson, 1932

La photographie qu’Henri Cartier-Bresson a réalisée à Hyères en 1932.

Photo Luc Boutria en 2019.

< La ville d’Hyères vient de passer commande d’un tirage récent de la photo prise à Hyères en 1932, pour l’exposer dans la collection permanente de la Banque, futur musée des cultures et du paysage, qui ouvrira ses portes en septembre en centre-ville. L’acquisition s’est faite au prix de 20 000 euros, auprès de la Fondation Henri Cartier-Bresson. >

#1f0909;">< Quelques jours après avoir acheté son premier Leica à Marseille, Cartier-Bresson est donc à Hyères. On sait peu de choses sur cette prise de vue qui deviendra emblématique de son art de capturer "l’instant décisif". #1f0909;">Toujours est-il que le photographe utilise l’architecture tarabiscotée d’un escalier de la vieille ville, dans l’actuelle avenue Edith-Warthon.#1f0909;">>

< François Carrassan, adjoint au maire d’Hyères, délégué à la culture depuis de nombreuses années, a sa propre analyse de l’œuvre de Cartier-Bresson. "Même si Henri Cartier-Bresson a attendu qu’un copain descende à vélo, même s’il s’y sont pris à plusieurs reprises, ça n’enlève rien à la force de la photo, dit-il. L’instant décisif reste décisif, même s’il est organisé." Philosophe de formation, il confie: "On peut y voir une métaphore de l’existence. Nous sommes tous en train de dévaler la pente du temps. D’une certaine manière, le cycliste c’est chacun de nous. Henri Cartier-Bresson nous invite à prendre sa place, on est à la fois le cycliste et le spectateur qui contemple ce passage du temps en faisant un pas de côté." >

> Var Matin "Quand le Vieux Hyères tapait dans l'oeil du célèbre photojournaliste Cartier-Bresson" >>